Santé cardiaque et rythme du cœur : le rôle méconnu des acides gras

Pourquoi le cœur se dérègle-t-il ?

Un cœur en bonne santé bat régulièrement. Les premiers signaux d’alerte sont souvent des irrégularités du rythme : des à-coups, des « ratés », des palpitations. Ces manifestations méritent attention car elles peuvent révéler un déséquilibre nutritionnel sous-jacent, souvent négligé.

Les médicaments conventionnels prescrits pour les troubles du rythme agissent principalement sur les symptômes. Or l’une des causes les plus fréquentes et les moins bien corrigées reste la carence en acides gras polyinsaturés : un facteur sur lequel il est possible d’agir par l’alimentation et la supplémentation.

Les troubles du rythme : de quoi parle-t-on ?

Il existe plusieurs formes de troubles du rythme cardiaque, d’intensité très variable :

Les blocs auriculo-ventriculaires (BAV) : des ralentissements du cœur liés à des anomalies de conduction électrique, pouvant nécessiter la pose d’un pacemaker.

Les extrasystoles : les plus fréquentes et les plus bénignes : de légères irrégularités dans les contractions du cœur, souvent ressenties comme des « ratés ».

La fibrillation auriculaire (FA) : plus sérieuse, elle peut favoriser la formation de caillots et augmenter le risque d’AVC. Elle nécessite impérativement un suivi cardiologique.

Le rôle central des acides gras dans la santé cardiaque

Les cellules cardiaques, comme toutes les cellules du corps, sont constituées de membranes essentiellement lipidiques. La qualité de ces membranes, et donc la qualité des échanges entre cellules, dépend directement de la qualité des graisses consommées.

Une alimentation trop riche en acides gras saturés (produits laitiers en excès, charcuterie, fritures, huile de palme) contribue à la fabrication de membranes cellulaires de moindre qualité, perturbant la communication entre les cellules rythmiques du cœur.

Le Dr Michel de Lorgeril, expert international en cardiologie et nutrition, membre de la Société Européenne de Cardiologie, résume ainsi l’état de la recherche sur les oméga-3 : « À chaque fois que l’on met en place un programme de recherche concernant l’effet de ces acides gras sur une pathologie quelconque ou sur un organe… on trouve quelque chose. Je ne connais pas d’autres domaines qui donnent autant de résultats positifs. »

Ce que l’on peut faire au quotidien

1. Enrichir son alimentation en bons acides gras

Privilégiez les aliments naturellement riches en oméga-3 : sardines, maquereaux, harengs, ainsi que les huiles de lin, de colza et de noix de première pression à froid. Comme le note le Dr de Lorgeril : « En augmentant la quantité de ces acides gras dans notre alimentation, les risques de problèmes cardiaques dans une population donnée diminuent nettement, et de façon très impressionnante. »

2. Une supplémentation en oméga-3 pour compenser les insuffisances alimentaires

La régularité est la clé. Une supplémentation quotidienne en oméga-3 permet d’apporter en continu ces acides gras essentiels, difficiles à obtenir en quantité suffisante par la seule alimentation. Le Dr de Lorgeril le confirme : « Pour la plupart des patients, on ne peut pas se risquer à parier sur un régime strict. Mieux vaut dans ce cas prendre des capsules d’oméga-3. » 

3. Prendre soin de son système nerveux et gérer le stress

Le cœur est étroitement lié au système nerveux autonome. Stress chronique et émotions négatives ont un impact direct sur le rythme cardiaque. Des compléments à base de plantes adaptogènes (valériane, millepertuis) et de mélatonine peuvent contribuer à un meilleur équilibre nerveux et à une qualité de sommeil améliorée.

4. Soutenir les fonctions d’élimination de l’organisme

Un organisme qui élimine bien est un organisme qui fonctionne mieux. Des complexes de plantes drainantes peuvent contribuer au fonctionnement normal du foie et des reins, organes clés de l’élimination des déchets métaboliques.

5. Lutter contre le stress oxydatif

Le vieillissement cellulaire du cœur est en partie lié au stress oxydatif. La vitamine C, puissant antioxydant, contribue à la protection des cellules contre les dommages oxydatifs. Une supplémentation quotidienne de l’ordre de 1 à 3 g peut s’intégrer dans une démarche de soutien de la santé cardiovasculaire globale.

6. Maintenir un poids de forme

Le surpoids est un facteur reconnu d’inconfort cardiovasculaire. Une alimentation équilibrée, associée à une activité physique régulière et à un soutien nutritionnel adapté, contribue au maintien d’un poids normal.

 

1. https://www.lanutrition.fr/interviews/michel-de-lorgeril-qles-omega-3-cest-vraiment-magique

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